KV Mechelen

Vitesse Arnhem

 
31e match européen du KV Mechelen
 
1/16 de finale de la Coupe UEFA 1992-93. (Match retour, le 3/11/1992)
   
 
     
 
 
 
 
Erwin van de Looi (56e Huub Loeffen)
 
 
 
 
 
Kurt Vangompel (34e Patrick Versavel)
 
 
Hans van Arum (89e Richard Roelofsen)
 
 
 
 
 
Huub Loeffen (rentre à la 56e)
Patrick Versavel (rentre à la 34e)
 
Richard Roelofsen (rentre à la 89e)
 
 
 Buts :


74e Phillip Cocu (0-1).


 
 Carte
 Jaune
:

64e Huub Loeffen.


 
 Carte
 Rouge
:




 
 Arbitre :
 Stade :
M. Aryeh Frost

Stade 'Achter de Kazerne' à Malines. (10.500 spectateurs)
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L'aventure européenne de Malines s'est terminée par une défaite (Journal Le Soir du 4 novembre 1992)

Ainsi donc, Fi Van Hoof sait aussi faire des cachoteries. Alors qu'on s'attendait à le voir reconduire l'équipe victorieuse de Beringen, vendredi dernier, en Coupe de Belgique, l'entraîneur malinois avait choisi, hier, de titulariser De Mesmaeker aux dépens de Leen. Pour affronter Arnhem, finalement privé de Sturing, l'équipe belge jouait donc franchement la carte de l'offensive et se passait d'un médian au profit d'un attaquant.
Cette audace théorique ne tarda pas à se traduire sur le terrain. Les Malinois entrèrent, en effet, très rapidement dans le match et se créèrent deux occasions très nettes. Toutefois, Eykelkamp ne put exploiter un centre de Sanders tandis que Vangompel «croquait» un peu sa volée sur un service de Bartholomeeusen.
Vitesse Arnhem vit ainsi passer l'orage avec bonheur et s'appliqua à ralentir le rythme des échanges. Les Néerlandais s'en allèrent même inquiéter Preud'homme par Cocu et l'inévitable Van den Brom. Ayant trouvé leurs marques, ils maîtrisaient désormais un adversaire qui parut, après le premier quart d'heure, manquer singulièrement d'imagination. À tout miser sur Eykelkamp, les Malinois perdaient beaucoup trop de ballons.
L'entrée au jeu de Patrick Versavel, relayant Vangompel, blessé dans un contact avec Bos, apporta davantage de poids à une attaque qu'Ingesson, imité tantôt par De Mesmaeker, tantôt par... De Boeck, tentait de rendre plus créative.
Mais ces efforts parurent bien vains face aux imprécisions de Van den Buys et Sanders, lequel s'offrit néanmoins la plus belle occasion d'une fin de première mi-temps révélatrice des limites des deux équipes en présence. Et le but inscrit à quelques minutes du repos par Versavel, mais annulé pour hors-jeu, ne modifia en rien cette impression.
En remontant sur le terrain, les hommes de Fi Van Hoof voulurent d'emblée l'effacer. Un court instant, il sembla effectivement qu'ils étaient en mesure de le faire. À la 54e mn, un centre de De Mesmaeker permit ainsi à Deferm de bien servir Eykelkamp. Mais, dos à Van der Grouw, le grand René dut pivoter et vit son tir échouer peu à côté du but hollandais. Passée l'heure de jeu, les Malinois retombèrent pourtant dans leurs travers face à un adversaire qu'on sentait de plus en plus las. Mais la fatigue, sans doute, était la même des deux côtés. D'approximations en approximations, le comble fut ainsi atteint lorsque Preud'homme dut sortir en catastrophe devant Loeffen. Cherchant à rattraper une erreur de sa défense, le gardien malinois fit ainsi connaissance avec les pieds du grand avant d'Arnhem et dut recevoir quelques soins qui, curieusement, achevèrent de déstabiliser ses partenaires. Il fallut d'ailleurs que Michel se décide à servir lui-même ses attaquants pour que ceux-ci s'avèrent à nouveau dangereux pour la défense de Vitesse. Et ce qui devait arriver, arriva. Sur une rentrée en touche anodine, Cocu vit qu'il n'était pas attaqué. Son tir décoché des trente mètres ne laissa aucune chance à Preud'homme.
À un quart d'heure de la fin du match, tout était évidemment dit. Une reprise de la tête de Versavel, sauvée sur la ligne par Straal, puis des essais de Bartholomeeusen et De Mesmaeker repoussés par la latte, ne firent qu'attiser les regrets de Malinois simplement battus par plus efficaces qu'eux.
Sur la scène européenne, toute occasion de but se doit d'être convertie. S'ils ne l'ont pas compris, les hommes de Fi Van Hoof retiendront au moins la leçon

BRUNO DEBLANDER (Journal Le Soir du 4 novembre 1992)

Source : Les archives du journal Le Soir
 
 
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