KV Mechelen

Örebro SK

 
28e match européen du KV Mechelen
 
1er tour de la Coupe UEFA 1992-93. (Match aller, le 16/09/1992)
 
 
     
 
 
 
 
 
 
Mikael Andersson (85e Magnus Skoldmark)
Frank Leen (89e Peter Jacobs)
 
 
 
Mikael Lindqvist (56e Pär Millquist)
 
René Eijkelkamp (79e Kennet Andersson)
 
 
 
Jonas Larsson (G)
 
Peter Jacobs (rentre à la 89e)
 
Kennet Andersson (rentre à la 79e)
 
Magnus Skoldmark (rentre à la 85e)
       
Pär Millquist (rentre à la 56e)
 
 
 Buts :


32e René Eijkelkamp (1-0), 64e De Boeck (2-0), 84e Pär Millquist (2-1).


 
 Carte
 Jaune
:

50e René Eijkelkamp, 51e Hlynur Stefansson.


 
 Carte
 Rouge
:

81e Lars Zetterlund (exclu pour une faute sur Kennet Andersson).


 
 Arbitre :
 Stade :
M. Francesco Bianchi

Stade 'Achter de Kazerne' à Malines. (6.000 spectateurs)
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Millquist laisse planer le suspens pour le match retour ! (Journal Le Soir du 17 septembre 1992)

Les Suédois d'Oerebro adoptent une méthode peu conventionnelle lorsqu'ils s'échauffent avant une rencontre: ils disposent deux buts de fortune sur la largeur du terrain et s'offrent un petit match à six contre six! Un choix qui ne déconcerta nullement les Malinois seulement déçus par le faible intérêt du public à leur égard hier soir.
Les supporters avaient-ils déserté les casernes parce qu'ils redoutaient un troisième échec d'affilée au premier tour de la coupe UEFA ? Ou étaient-ils persuadés, au contraire, que ce rendez-vous n'allait constituer qu'une simple formalité pour leurs favoris ? En vérité, la présence de René Eykelkamp rassura déjà les témoins présents. Le concours du Néerlandais autorisa Fi Van Hoof à proposer la même formation qu'au Lierse avec le souhait qu'elle se comporte beaucoup mieux.
Chacun s'attendait à découvrir des visiteurs robustes. On était, en fait, très loin de ces prévisions: chaque Suédois accusait un bon 180 centimètres. Pour déstabiliser cette équipe, il fallait impérativement la déborder sur le plan de la vitesse. Pouvoir et vouloir sont deux verbes diamétralement opposés... Se bornant à construire leurs offensives dans l'axe du jeu, les Malinois ne réussirent que très rarement à mettre leurs invités sous pression. Certes, une belle tentative d'Ingesson au quart d'heure aurait eu d'autres conséquences si le lob du... Suédois n'avait pas été renvoyé par la transversale. Ce but aurait indéniablement allégé la tâche des «Sang et Or» d'autant que leurs rivaux n'hésitaient pas, eux, à s'aventurer sur les flancs. Preud'homme eut ainsi à écarter un centre-tir de Mikael Andersson.
En dépit de leur lenteur, les Malinois réussirent à déconcentrer petit à petit la défense scandinave. Eykelkamp, à la 29e minute, faillit ainsi ouvrir le score, mais Karlsson s'interposa. Quelques secondes plus tard, il ne put cependant rien sur un but de près d'Eykelkamp, étrangement seul sur un centre de Bartholomeeussen: 1-0. Malines voulut immédiatement profiter du désarroi d'Oerebro pour se mettre à l'abri avant le repos. Mais un essai d'Ingesson et une tête de Gijsbrechts étaient repoussés sur la ligne. Il était impérieux d'ajouter au moins un but dans la perspective du prochain voyage en Suède, mais avec le seul Eykelkamp en pointe de l'attaque, Malines s'interdisait une présence offensive plus consistante, surtout que De Mesmaeker ne pesait pas lourd au sens propre comme au sens figuré...
Fidèle à ses principes, Van Hoof eut pourtant raison lorsque De Boeck plaça une tête victorieuse sur un coup franc de «Bartho» peu après l'heure de jeu. Ingesson, faillit inscrire un troisième but, mais Oerebro ne méritait pas cette punition tant Malines n'avait jamais convaincu. Les Suédois terminèrent la rencontre à dix suite à l'exclusion de Zetterlund pour une faute «nécessaire» sur Andersson, ce qui ne les empêcha pas de réduire le score à six minutes de la fin de la rencontre via Millquist.

STÉPHANE THIRION

Source : Les archives du journal LE SOIR