Standard de Liège

Portadown FC

 
113e match européen du Standard de Liège
 
1e tour de la Coupe UEFA 1992-93. (Match aller, le 16/09/1992)
 
     
 
 
 
 
Robert Casey (81e Michael Surgeon)
 
Régis Genaux (77e Mohammed Lashaf)
 
 
 
David Mills (58e Peter Murray)
 
 
Patrick Asselman (48e Mickaël Goossens)
 
 
 
Darren Whitmarsh (G)
 
Mohammed Lashaf (rentre à la 77e)
 
Michael Surgeon (rentre à la 81e)
 
Peter Murray (rentre à la 58e)
Mickaël Goossens (rentre à la 48e)
       
 
 
 Buts :


8e Patrick Asselman (1-0), 45e Patrick Asselman (2-0), 52e Mickaël Goossens (3-0), 55e Philippe
Léonard (4-0), 65e Mickaël Goossens (5-0).

 
 Carte
 Jaune
:

17e David Mills, 60e Douglas Bell, 72e Frans van Rooy.


 
 Carte
 Rouge
:




 
 Arbitre :
 Stade :
M. Haim Lipkovitz

Stade de Sclessin à Liège. (12.000 spectateurs)
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Prometteur retour des Rouches sur la scène européenne (Journal Le Soir du 17 septembre 1992)

L'eau s'étant écoulée depuis cinq longues années sous les ponts de la Meuse n'a en rien altéré l'enthousiasme des supporters «rouge et blanc». Malgré la retransmission en direct de la partie et l'absence totale de références de l'opposition irlandaise, une bonne dizaine de milliers de spectateurs s'étaient déplacés, hier soir à Sclessin, pour vivre les retrouvailles européennes du Standard.
On ne jouait pas depuis dix minutes, en ce mercredi historique, quand la phalange principautaire, portée à bout de bras par son public, secoua avec un plaisir presque enfantin, les filets de Portadown. Une ouverture lumineuse de Van Rooij avait cisaillé l'arrière-garde britannique que Bettagno se chargea de prendre à revers en offrant à Asselamn le but d'ouverture.
Arie Haan et ses troupes ne pouvaient s'imaginer une issue plus favorable à ce tonitruant prologue. Avec deux gamins sur les ailes de sa défense, Hellers en pare-choc défensif et le duo Asselman-Betagno en pointe, le Standard n'avait pas laissé à l'opposition le temps de prendre ses marques. Exercant un pressing permanent sur le porteur du ballon, il accula Portadown à jouer sur un demi-terrain, le premier envoi en direction de Bodart fusant ainsi après une demi-heure de jeu. Mais il en fallait évidemment bien plus pour troubler la sérénité affichée par Cruz et ses partenaires. Ceux-ci se retrouvaient confrontés à l'échelon continental avec les conditions identiques à celles qui furent les leurs, samedi dernier, en championnat de Belgique, à l'occasion de la venue du RWDM. Comme les Molenbeekois, les banlieusards de Belfast cherchaient essentiellement à limiter la casse, à charge pour leurs opposants de puiser tout à la fois dans leur patience et dans leur imagination pour trouver la faille.
En début de semaine, encore, Haan avait chaudement recommandé à ses hommes de ne point se décourager et de remettre constamment, avec calme et abnégation, leur ouvrage sur le métier tout en prenant bien soin de ne point dégarnir leurs positions.
Il eût été fâcheux, en effet, de perdre dans un assaut aveugle le bénéfice du but inscrit par Asselman. Les Rouches, manifestement, avaient retenu la douloureuse leçon du contre meurtrier orchestré par Van Ankeren qui faillit, le week-end dernier, leur coûter une bien précieuse unité.
Leur application fut récompensée à quelques minutes du repos quant à la faveur d'un service de Van Rooij, Asselman, encore lui, porta le score à 2-0. Le Brabançon avait eu d'autant plus de mérite à remettre le couvert qu'il s'était blessé, peu avant, à la cuisse. Il ne remonta d'ailleurs au jeu que pour la forme, le temps de permettre à Goossens d'enlever son survêtement et de réceptionner le témoin. Conscient de ses responsabilités, l'ex-Serésien s'immisca avec une éclatante réussite dans la bataille, transformant sa première touche de balle en un lob victorieux. Le Standard était lancé sur orbite. Plus rien, ni personne dans les rangs irlandais n'allait être en mesure de freiner son irrésistible élan. Plus longue avait été en première période l'attente, plus euphorique fut, par après, la délivrance. Le quatrième but tomba comme la cerise sur le gâteau, à la faveur d'un coup de coin, des oeuvres de Philippe Léonard. Il restait aux Rouches, follement applaudis, à parapher leur démonstration par l'entremise de Goossens qui, d'une frappe à la Claessen, donna au score une allure de forfait.

JEAN-LOUIS DONNAY (Journal Le Soir du 17 septembre 1992)

Source : Les archives du journal Le Soir
 
 
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