RWD Molenbeek

Besiktas JK

 
31e match européen du RWDM
 
1er tour de la Coupe UEFA 1996-97. (Match aller, le 10/09/1996)
 
 
     
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Dirk Lehmann (60e Yuriy Vergeychik)
 
Frédéric Pierre (88e Alan Haydock)
 
 
 
Alan Haydock (rentre à la 88e)
 
Yuriy Vergeychik (rentre à la 60e)
 
       
 
 
 Buts :





 
 Carte
 Jaune
:

29e Sìnan Demircioglu, 61e Steve Laeremans, 69e Ertugrul Saglam, 77e Mehmet Ozdile.


 
 Carte
 Rouge
:




 
 Arbitre :
 Stade :
M. Peter Mikkelsen

Stade Edmond Machtens à Bruxelles. (9.000 spectateurs)
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Ni but ni surprise à Molenbeek (Journal Le Soir du 11 septembre 1996)

Seize ans après la visite de Torino, les joueurs du RWDM n'ont pu venger leurs glorieux aînés, mais ils ont tout de même forgé un score plus honorable qui leur accorde une toute petite chance de qualication pour les seizièmes de finale de la Coupe UEFA 96-97. Car, s'ils n'ont pas marqué de but, mardi soir, à domicile, Rosez et ses partenaires n'en ont pas non plus concédé, à charge pour eux de sortir vivants, dans quinze jours, de l'enfer du Bosphore.
On avait peine, hier, à identifier les sympathisants molenbeekois dans les tribunes du stade Edmond-Machtens dont les travées avaient été prises d'assaut, bien avant le coup d'envoi, par de bruyantes cohortes de supporters turcs accourus des quatre coins de Belgique et des pays voisins. Quadrillées par un imposant dispositif policier, les infrastructures bruxelloises supportèrent toutefois sans mal cette invasion massive qui permettra en fin de compte au RWDM de réaliser une très honnête recette.
Il restait aux hommes de Vandereycken, privés, comme prévu, de Bakalli, à accomplir leur besogne en cette soirée de grandes retrouvailles européennes tout au long de laquelle les anciens ne manquèrent pas d'évoquer leurs plus beaux souvenirs.
Sans forfanterie mais aussi sans appréhension majeure, les Coalisés se lancèrent généreusement dans la bagarre, Nyyssonen donnant le ton au prix d'une fort jolie reprise. Techniquement, toutefois, nos compatriotes éprouvèrent les pires difficultés à se hisser au niveau de l'opposition emmenée, en milieu de terrain, par un très actif Yankov. Le Bulgare, par lequel transitaient quantité de ballons, était assisté dans ses oeuvres par le redoutable Oktay que Camus avait beaucoup de mérite à neutraliser sur le flanc droit. Quant à Amokachi, étroitement tenu par Grujic, il se balada en long et en large dans l'espoir de décourager son garde du corps avant d'assener, à la demi-heure, un rien à côté de l'objectif, un envoi d'une rare puissance.
Dans ce match sans concession, le RWDM pouvait fort heureusement s'appuyer sur l'expérience de Vandersmissen pour canaliser l'ardeur et évacuer les craintes de ses jeunes sociétaires. Avec Rosez, impeccable dans chacune de ses interventions, et Nassen, le capitaine limbourgeois était l'un des rares éléments de la phalange locale à avoir régulièrement goûté au charme, et aux dangers, des compétitions internationales. Grâce, surtout, à leur concours, le RWDM, souvent dominé, rarement malmené, atteignit ainsi le repos sur un score vierge non sans être parvenu, par l'entremise, essentiellement, de Pierre, à éprouver de temps à autre, la résistance d'une défense visiteuse aussi bien organisée que l'arrière-garde d'en face.
Rassuré par la maîtrise affichée par Mrmic et les sien, Besiktas donna, dès la reprise, de la pression et aurait mérité d'ouvrir la marque à la faveur d'un envoi splendide de Mehmet. Rosez était bel et bien battu, mais la balle s'écrasa miraculeusement sur le poteau. L'alerte avait été chaude ! Elle incita le RWDM à reprendre derechef, mais avec le style laborieux qu'on lui connaît, le chemin de l'offensive. Par précipitation, Lehmann gâcha lamentablement la première et réelle occasion de la soirée, incitant son entraîneur à le remplacer sur-le-champ par Vergueitchik. Mais ce n'était évidemment pas cette permutation qui allait métamorphoser nos compatriotes bel et bien condamnés, comme il fallait le craindre, à aller réussir l'exploit à Istanbul. Bonne chance !

JEAN-LOUIS DONNAY (Journal Le Soir du 11 septembre 1996)

Source : Les archives du journal Le Soir