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Paris Saint-Germain

RSC Anderlecht

 
192e match européen du RSCA
 
1/8 de finale de la Coupe UEFA 1992-93. (Match aller, le 24/11/1992)
   
 
     
 
 
 
 
 
 
 
   
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
   
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
   
 
 55'
 
 
 
 
 
 
 
 
   
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
   
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
   
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
   
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
   
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 12'
 
 
 
 
 20'
 27'
 
 
   
 
 
 
 89'
 
 
 
 
 
 
   
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
   
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
   
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
   
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
   
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
   
 
 
 
 89'
 
 
 
 
 
 
 
 
Parc des Princes à Paris. (37.000 spectateurs)
 
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COUPE DE L'UEFA : UN HUITIEME DE FINALE AU COUTEAU, PONCTUE PAR DEUX EXCLUSIONS

Les Mauves rentrent sans but mais pas sans casse... Le Sporting a assuré le minimum. Mais sans Degryse et Albert au match retour, le plus dur reste peut-être à faire.

De notre envoyé spécial à PARIS

Les Mauves ont assuré l'essentiel, hier, à Paris, mais on doute qu'ils soient entièrement satisfaits de ce 0-0 des familles qui a sanctionné leur match aller au Parc des Princes. Venus pour inscrire ce fameux but à l'extérieur, ils ont été sérieusement secoués, n'ont jamais pu mettre le gardien adverse en difficulté et aborderont, qui plus est, le match retour sérieusement handicapés. Le seul point positif, finalement, aura été de ne pas perdre...

Dans l'épaisseur de sa moustache, Luka Peruzovic l'avait donc joué fine en réservant un chien à la chienne d'Artur Jorge. Il avait, en effet, choisi de placer Wim Kooiman plutôt que Johan Walem en pare-chocs devant sa défense, alerté par les cinq buts sur phase arrêtée que le PSG avait inscrit jusque là en Coupe d'Europe.

Celui-ci ne mit pas de gants pour marquer son territoire d'entrée. En deux minutes - les deux premières! -, Filip De Wilde eut ainsi l'occasion de se plonger dans le bain en sortant devant Guérin et Valdo, qui s'étaient facilement joués d'une arrière-garde assez pataude au cours de ce prélude. Tout cela n'était guère engageant pour les Mauves, d'autant que Marc Degryse écopa stupidement d'un carton jaune quelques minutes plus tard en touchant le ballon de la main lors sur un dégagement de Lama. Cet avertissement, ajouté à celui reçu à Hibernian, étit, en effet, synonyme de suspension pour le match retour.

Les choses, heureusement, rentrèrent rapidement dans l'ordre pour les Mauves après que l'arbitre italien eut annulé justement un but parisien pour un hors-jeu de Weah. Avec une naïveté assez surprenante à ce niveau, Ginola, le deuxième avant du PSG, se fit exclure à la 26e minute pour un «pied en avant» sur Crasson quelques secondes après avoir reçu une carte jaune pour rouspétances. C'était un coup dur pour Artur Jorge, qui vit, petit à petit, Anderlecht prendre la partie en main.

On sentait chez les Belges une plus grande maturité, symbolisée par le calme olympien dont ils faisaient preuve dès qu'ils entraient en possession du ballon. Derrière, Michel De Wolf tirait les manettes en père peinard. La grosse activité de Degryse, présent aux quatre coins du terrain, de Nilis et de Versavel faisait également plaisir à voir. Bref, il ne manquait que les occasions de but pour que le bonheur fût complet.

Dans l'autre camp, alors que Weah était étouffé, on ne voyait guère plus que Valdo pour faire la décision. À deux reprises, sur une belle percée sur le flanc droit (32e) et sur un coup franc (39e), le meneur de jeu parisien inquiéta l'arrière-garde du Sporting, qui ne se laissa cependant pas surprendre. À dix contre onze, tout était évidemment plus compliqué...

Malheureusement pour Anderlecht, l'arbitre italien Amendolia ne put rien faire d'autre que d'exclure Philippe Albert dix minutes après le repos pour une faute plus spectaculaire que vraiment vicieuse sur Valdo, qui avait profité d'une perte de balle de Rutjes. Cette carte rouge remettait du beurre dans les épinards parisiens comme en témoigna, dans la foulée, un tir de Guérin, sauvé juste devant la ligne par Versavel.

La sortie de l'Ardennais était évidemment un coup très dur pour la défense anderlechtoise, qui se laissa surprendre coup sur coup par Weah (70e) et Fournier (71e) sans que cela prête à conséquence.

Paris, cette fois, sentait que le coup redevenait de plus en plus jouable et fut à deux doigts d'ouvrir la marque à la 73e minute lorsque Guérin, après une superbe montée de Le Guen, buta in extremis sur De Wilde, qui maintint son équipe hors de l'eau dans un dernier quart d'heure d'enfer.

La bonne affaire...

Par PHILIPPE VANDE WEYER (Journal Le Soir du 25 novembre 1992)

Source : Les archives du journal Le Soir

 
 
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