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Dynamo Kiev

RSC Anderlecht

 
191e match européen du RSCA
 
1/16 de finale de la Coupe UEFA 1992-93. (Match retour, le 4/11/1992)
   
 
     
 
 
 
 
 
 
 
   
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
   
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
   
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
   
 
 
 
 
 
 
 
 
 
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 73'
 
 
 
 
 
 
   
 
 
 
 
 
 
 
 
 
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 46'
   
 
 
 
 73'
 
 
 
Peter van Vossen
 21'
 
 
Luc Nilis
 61'
 
 
Luc Nilis
 69'
 
 
Republic Stadium à Kiev. (22.000 spectateurs)
 
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PLUS FACILE QUE PREVU POUR LES MAUVES (Journal Le Soir du 5 novembre 1992)

Une impeccable leçon de maîtrise. Rapidement rassuré par un but de l'inévitable Van Vossen, le Sporting n'a guère éprouvé de difficultés à assurer sa qualification.

De notre envoyé spécial à KIEV

Michel Verschueren pourra prendre, comme prévu, le chemin de Genève, ce vendredi. Le Sporting d'Anderlecht, qui disputait, hier, son 190e match sur la scène européenne, s'est, en effet, qualifié pour le troisième tour de la Coupe de l'UEFA et ce, sans les difficultés que l'on avait annoncées sur la foi du match aller. Surprenant il y a quinze jours au parc Astrid, le Dynamo Kiev ne fit illusion que pendant un bon quart d'heure avant de s'effondrer d'une pièce.

Ce n'est pas le froid tant redouté ni la neige un moment annoncée mais une pluie persistante, qui était tombée sans discontinuer depuis le début de la journée, qui avait accueilli les Mauves à leur entrée dans un Stade Républicain aux trois quarts vide. Autant dire que la pelouse, impeccable la veille, était gorgée d'eau, ce qui ne devait pas forcément pénaliser le Sporting, appelé avant tout à se défendre.

Le Dynamo Kiev, reconduit à une exception près dans sa composition du match aller, partit immédiatement à l'assaut du but de De Wilde, mais c'étaient des actions désordonnées, qui n'inquiètèrent pas véritablement le gardien bruxellois si ce n'est à la 11e minute, lorsqu'il dut sortir dans les pieds de Shkapenko. Le Dynamo avait pourtant multiplié les offensives, tentant de trouver l'ouverture tantôt par les flancs, où on lui laissait beaucoup de liberté, tantôt par le centre, par des tirs expédiés de l'entrée du rectangle par Leonenko et Kovalets.

Heureusement pour lui, Anderlecht trouva l'ouverture dès l'une de ses premières contre-attaques après vingt minutes de jeu. Juste après que Rutjes et Versavel eurent envoyé le ballon sur l'armature du but à la suite d'un coup de coin, Degryse récupéra le ballon sur la gauche du rectangle et le déposa sur la tête de Van Vossen, complètement isolé au milieu de la défense (0-1).

Ce n'était pas volé pour le Hollandais, une fois de plus intenable aux avant-postes, qui avait déjà fait souffrir à plus d'une reprise Demianenko, Pankratiyev et Tsveiba. L'ex-Beverenois suscitait même l'admiration du public à chacun de ses raids, un hommage qui dit tout.

Marc Degryse manqua, cinq minutes plus tard, l'occasion de «tuer» définitivement la rencontre... même si celle-ci semblait déjà jouée. Peut-être un peu par excès de confiance, il botta en plein sur Martinkenas un penalty logiquement accordé pour une faute de Louzhny sur Nilis.

Il en fallait pourtant plus, hier soir, pour troubler la tranquille assurance de nos compatriotes. Après une fin de première mi-temps en roue libre, ils entreprirent d'assommer les Ukrainiens à la reprise. Et si Martinkenas retarda l'échéance à deux reprises sur des envois de Nilis et Van Vossen, ils fut bien forcé de constater les dégâts lorsque Nilis, une fois encore, profita d'une perte de balle de Pankratiyev pour envoyer le ballon dans le plafond du but (0-2).

Le Limbourgeois paracheva sa soirée en marquant le no 3 d'un beau tir tendu quelques instants plus tard après avoir bénéficié d'une incroyable liberté de mouvement.

Il y avait longtemps, de toute façon, que le Dynamo avait abdiqué, ses joueurs se contentant de miser sur un exploit individuel au détriment du jeu d'équipe le plus élémentaire. Il n'en fallait évidemment pas plus pour rassurer les hommes de Peruzovic. Encouragés par le public (!), ils faillirent plusieurs fois alourdir la marque en fin de rencontre, mais ils évitèrent d'humilier un peu plus une équipe qui l'avait sans doute rarement autant été sur sa pelouse...

Par PHILIPPE VANDE WEYER (Journal Le Soir du 5 novembre 1992)

Source : Les archives du journal Le Soir

 
 
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