Fylkir Reykjavik

Excelsior Mouscron

 
5e match européen de l'Excelsior Mouscron
 
Tour préliminaire de la Coupe UEFA 2002-03. (Match aller, le 15/08/2002)
 
 
     
 
Kjartan Sturluson
 
Valur Gislason
 
Jean-Philippe Charlet (41e Olivier Besengez)
Teodor Oskarsson (56e Bjorn Asbjornsson)
 
Omar Valdimarsson (37e Jon Hermannsson)
 
Sverrir Sverrisson
 
Hrafnkell Helgason
 
Finnur Kolbeinsson (C)
 
Thorhallur Johannesson
 
Gunnar Pétursson
 
Steingrímur Johannesson
 
Mbo Mpenza (89e Zoran Ban)
Sævar Gislason (79e Kristinn Tomasson)
 
Marcin Zewlakow (79e Claude Bakadal)
Bjarni Halldorsson (G)
 
Hreidar Bjarnason
 
Kristinn Tomasson (rentre à la 79e)
 
Olivier Besengez (rentre à la 41e)
Bjorn Asbjornsson (rentre à la 56e)
 
Sigurdur Hermansson
 
Bjorgvin Vilhjalmsson
 
Claude Bakadal (rentre à la 79e)
Jon Hermannsson (rentre à la 37e)
 
Zoran Ban (rentre à la 89e)
Adalsteinn Viglundsson
 
 
 Buts :


26e Christophe Grégoire (0-1), 59e Sverrir Sverrisson (penalty: 1-1).


 
 Carte
 Jaune
:

24e Geoffrey Claeys, 54e Steve Dugardein, 63e Tonci Martic, 77e Valur Gislason, 87e Mbo Mpenza.


 
 Carte
 Rouge
:




 
 Arbitre :
 Stade :
M. Alan Freeland

Laugardalsvollur à Reykjavik. (700 spectateurs)
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Après le partage acquis en Islande, l'intérêt du match retour reste intact
L'Excel s'en tire bien


A défaut de toujours proposer des rencontres passionnantes, la Coupe de l'UEFA présente au moins l'avantage d'offrir à ses participants des souvenirs impérissables. Depuis son arrivée à Reykjavik, la délégation mouscronnoise a ainsi pu découvrir, de l'Islande, l'image étonnante d'un pays aux allures lunaires, car caractérisé par les amas de lave séchée recouvrant l'immense majorité de ses terres. Tout heureux d'offrir aux regard des « continentaux » les charmes impressionnants de ses volcans et geysers, le peuple islandais trouve dans son football, guère coté sur la scène internationale, l'un de ses rares loisirs. En tête de son championnat et qualifié pour les demi-finales de sa Coupe nationale, Fylkir est un club en plein essor, puisque créé en 1967 et présent en D1 depuis une grosse dizaine d'années seulement.
Balayé par un vent polaire qui ne faisait que renforcer le sentiment de froidure (10° l'après-midi), le stade national de Laugardalsvollur sonnait pourtant creux, jeudi, quand la garde de Staelens pénétra sur la pelouse. 700 spectateurs, tout au plus, garnissaient les tribunes d'un stade modeste, certes, mais qui paraît gigantesque au regard de celui de Fylkir, plus proche d'une enceinte de première ou deuxième... provinciale belge.
Loin de ces considérations, Mouscron fit son travail avec le sérieux requis, mais n'ajouta que trop rarement au résultat, annonciateur d'une match retour sportivement attrayant, la manière. Comme l'avait prévu Staelens, l'Excelsior fut rapidement mis sous pression par une équipe soudée et enthousiaste, à défaut d'être réellement impressionnante. Le vent aidant, il ne parvenait pas, dans un premier temps du moins, à trouver ses marques. Mal à l'aise dans ses sorties aériennes, Vandendriessche dut même, dès la 8e minute, rattraper avec brio une bévue monumentale de Fransman dont aurait pu profiter Oskarsson. Quatre minutes plus tard, le portier des Diables fut tout heureux de voir Helgason manquer la cible au point de penalty avant que Filston ne stoppe, des genoux, une tête puissante de Valdimarsson à même la ligne.
Ces coups de semonce passés, Mouscron reprit le dessus, physiquement et techniquement, pour imposer sa classe intrinsèque. Mis en bouche par deux tentatives signées Mpenza, Grégoire, que l'on avait guère vu jusque-là, se chargea d'inscrire le premier but à la suite d'un mouvement initié par Mpenza et Zewlakow, au terme duquel il n'eut plus qu'à pousser le ballon au fond (0-1).
Le plus difficile semblait fait pour l'Excel, qui dut terminer la rencontre sans Charlet, touché au genou, sans gravité apparente. Il lui restait, dès lors, à canaliser les offensives islandaises, tout en tentant de faire la différence en contre. Facile à dire, plus difficile à réaliser. Pêchant à nouveau par orgueil lors des minutes initiales, il fut tout simplement surclassé lors de la dernière demi-heure. Vandendriessche, qui évita l'égalisation à plusieurs reprises, dut s'incliner quand l'arbitre écossais de la rencontre accorda un penalty à Saevar Gislason pour une touchette involontaire de Filston. Chargé de la transformation, Sverrisson ne trembla pas, offrant aux Islandais un partage amplement mérité.

VINCENT JOSÉPHY (Journal Le Soir du 16 août 2002)

Source : Les archives du journal Le Soir