KRC Genk

AEK Athènes

 
15e match européen du KRC Genk
 
Phase de Poules de la Ligue des Champions 2002-03 - Groupe C - (1ère journée, le 17/09/2002)
   
 
     
 
 
 
Vassilios Borbokis (C) (53e Milen Petkov)
 
 
 
 
 
 
 
Vasilis Tsiartas (90e Christos Maladenis)
 
 
Dimitris Nalitzis (64e Vasilios Lakis)
 
 
 
 
Milen Petkov (rentre à la 53e)
 
Christos Maladenis (rentre à la 90e)
 
Vasilios Lakis (rentre à la 64e)
 
 
 
 Buts :





 
 Carte
 Jaune
:

20e Mihalis Kasapis, 61e Nikolaos Kostenoglou, 72e Bernd Thijs.


 
 Carte
 Rouge
:




 
 Arbitre :
 Stade :
M. Konrad Plautz

Fenixstadion à Genk. (23.000 spectateurs)

Ligue des Champions - Groupe C - 1ère journée

   
Genk - AEK : 0 - 0
Rome - Real : 0 - 3
Rang
 Equipes
Pts J V N D Bp Bc Diff Remarques
 1
 Real Madrid (Esp)
  3
 1/6
 1
 0
 0
 3
 0
 + 3
Qualif en 1/8 de LC
 2
 AEK Athènes (Grè)
  1
 1/6
 0
 1
 0
 0
 0
    0
Qualif en 1/8 de LC
 KRC Genk
  1
 1/6
 0
 1
 0
 0
 0
    0
Repêché en 1/16 de C3
 4
 AS Rome (Ita)
  0
 1/6
 0
 0
 1
 0
 3
  - 3
Eliminé
Légende : [Pts = Points] - [J = nombre de matchs Joués] - [V = Victoire] - [N = match Nul] - [D = Défaite] - [Bp = But pour] - [Bc = But contre] - [Diff = Différence entre Buts pour et contre].

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Partage logique, mardi soir, au Fenixstadion où il n'aura manqué que les buts pour satisfaire les supporters
Dagano et Sonck sous l'éteignoir hellénique
(Journal Le Soir du 18 septembre 2002)

C'est plutôt mal parti pour le RC Genk ! Invité à ouvrir le bal continental chez lui, ce mardi soir, le club limbourgeois a été très logiquement et méritoirement tenu en échec par les actuels co-leaders du championnat grec au terme d'une partie sanctionnée par un partage blanc qui reflète en définitive très mal la physionomie de la rencontre.
Il n'a manqué en effet que les buts pour satisfaire supporters et spectateurs neutres d'un match à l'analyse bien moins ennuyeux que le laisserait accroire le score final.
De part et d'autre, en effet, les protagonistes de ce lever de rideau de Ligue des champions n'ont pas ménagé leur peine afin de trouver le chemin des filets. La tactique des uns ne fut pas forcément celle des autres. Si nos compatriotes multiplièrent les offensives dans le style ravageur qu'on leur connaît et qu'on apprécie chaque week-end sur nos terrains, l'hôte hellénique, fidèle à sa réputation en déplacement, procéda essentiellement par contres. Et il faut bien avouer que le danger créé par l'AEK fut au moins aussi omniprésent que les étincelles jaillies sporadiquement des pieds de nos compatriotes.
Plus d'une fois et notamment à cent-vingt secondes du coup de sifflet final quand Lakis se retrouva seul dans ses parages, Jan Moons ne dut qu'à l'étonnante maladresse des attaquants athéniens de ne pas concéder le pire.
A l'inverse, son vis-à-vis Hiotis passa dans l'ensemble une soirée relativement calme. Sa parade la plus difficile, il l'effectua également en fin de partie, à la suite d'une percée, sur le flanc droit, de Beslija, assurément l'un des meilleurs acteurs, avec Zokora, Skoko et Daerden, de ce prologue européen.
Si l'on ne vous a pas parlé, jusqu'ici, de Wesley Sonck et de Moumouni Dagano, c'est précisément parce que ces deux enquiquineurs publics sont exceptionnellement restés, hier, très discrets.
Placés sous l'éteignoir, les internationaux de Belgique et du Burkina-Faso durent bien admettre qu'il était bien plus malaisé de s'illustrer sur la scène continentale que sur le tréteau du championnat de Belgique. En nonante minutes, c'est en vérité tout le RC Genk et son fantastique public qui ont pu mesurer l'ampleur du gouffre séparant notre compétition du gotha continental. La dernière victoire belge en Ligue des champions remonte, pour rappel, au mois de février 2001 quand le Sporting anderlechtois prit, au parc Astrid, dans une partie dénuée de tout enjeu réel, la mesure d'une équipe B madrilène.
Parlons-en, précisément, du Real. Alors même que Belges et Grecs se neutralisaient au pied des vieux terrils de Waterschei, les champions d'Europe, par l'entremise de Guti et Raul, battaient aisément l'AS Roma. Leur victoire, écrasante, propulse la phalange ibérique en tête de sa poule, une semaine avant le déplacement qu'effectuera Genk au Bernabeu.
Pour son malheur, et celui des siens, Bernd Thijs n'aura pas l'autorisation de fouler la pelouse du célèbre temple madrilène.
Coupable d'une faute qui lui valut un bristol jaune, l'ancien Standarman, déjà averti en phase préliminaire, sera en effet suspendu à l'occasion de la prochaine rencontre qui, en l'absence de son impressionnante puissance d'action, s'annonce un peu plus déséquilibrée, encore, pour le Racing.
S'il n'a pas (encore) perdu toute chance de poursuivre sa route l'hiver prochain, Genk voit déjà s'estomper une partie des plantureux dividendes promis par la Ligue des champions. Le point glané ce mardi lui rapportera 171.000 euros, de quoi tout de même consoler ses dirigeants qui comptent sur cette épreuve pour alléger le poids de leur dette.Il n'empêche qu'à l'image de son dauphin brugeois, notre tête couronnée est apparue mardi bien plus tendre en attaque et vulnérable en défense qu'on l'imaginait.

JEAN-LOUIS DONNAY (Journal Le Soir du 18 septembre 2002)

Source : Les archives du journal Le Soir